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18129
angei
Lustucru, des Visages des figures
( il y a plus de 12 mois )
Que manifeste chez un vivant la mémoire d’un monde enclin à disparaître ou carrément disparu ? L’art de la photographie s’attelle à cette interrogation, ramène immanquablement à la notion de sensibilité, non pas d’un point de vue technique, mais du point de vue de l’auteur. Jean-Pierre Angéi a un regard, rare, palpitant des moindres jeux de lumière et d’ombre. Des moindres variations et déchirures du temps sur les êtres et la matière. La matière du sujet, de l’objet, du cadre, de la profondeur... autant d’échos d’une présence ou d’une absence, d’une vie même révolue. Jean-Pierre Angéi a photographié la friche industrielle de Lustucru à Grenoble juste avant sa destruction en 2000. “Après le repérage des lieux, j’y suis allé comme pour un portrait, à l’ancienne, posant mon Hasselblad sur son pied, en prenant le temps de regarder.” Puis il a photographié des salariés, majoritairement des ouvrières, tous réunis aujourd’hui en une association comme celle des Viscosiers. Des rencontres, des discussions ont suivi. Jean-Pierre Angéi présente un travail inscrit dans la durée. Il a sélectionné une trentaine de diptyques en noir et blanc: le portrait d’un(e) ancien(ne) salarié(e) sur fond noir uni côtoie le portrait d’un espace de l’usine. Sous chaque composition, des propos tirés des entretiens évoquent tour à tour le travail, l’usine, les premiers contacts avec l’outil de production, les échanges sociaux, des émotions et des ressentis, des fragments d’existence qui se croisent et exhument “des traces”. Ce qui émeut entre autres, c’est la droiture des corps et des visages qu’il a fixés sur la pellicule, “tous au même niveau, la tête haute”, remarque Jean-Pierre Angéi. Il confie ne pas être historien, “je restitue la banalité de la vie, des histoires simples”. Sans son travail, il ne resterait pas grand-chose. Ses clichés dialoguent avec une histoire “qui se construit encore”. Ils sont un peu la mémoire du lien fragile de ces femmes et de ces hommes à leur ancienne usine. Un esprit invisible face à l’oubli, quand l’inexorable s’accélère. J.-F.L.
Le Collectif
( il y a plus de 12 mois )
Dans le cadre de la manifestation "Cité Plurielle" contre le racisme et toutes formes de discriminations qui a lieu du 21 au 27 mars à Echirolles(Isère). J'ai voulu montrer ceux qui sont engagés au quotidien et qui donnent vie à cette manifestation. « Ce travail, par la mise en place d’un studio itinérant, installé dans une cantine scolaire et différents centres sociaux, consiste à photographier les gens sur un même fond comme un territoire neutre avec la même lumière, regardant l’objectif pour un échange direct. Être soi-même dans la simplicité, sans jugement de son image. La prise de vue est rapide , avant que s’installe la pause contrôlée. Il en ressort des portraits authentiques où l’égalité des êtres prévaut sur leur fonction, leur rôle dans la vie. » « On peut s’imaginer que les personnes engagées dans la lutte contre le racisme ne se différencient pas : mêmes critères d’âge, d’origine..., alors qu’au bout de mon objectif, j’ai croisé différente génération dont la pluralité était éclatante d’humanité, de dignité, de liberté. »
site internet
( il y a moins de 28 mois )
www.jpangei.com pour me laisser un avis voici mon mail photo.jpa@gmail.com A bientôt


















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